
Vous êtes candidat ? Vous vous déclarez sans étiquette politique ? Aucune importance, l’Etat se charge de vous attribuer une nuance politique d’office…
Nuance et étiquette politique
La nuance politique est attribuée par le préfet à chaque liste et à chaque candidat dans les communes de 3 500 habitants et plus et les communes chefs-lieux d’arrondissement lors de sa déclaration de candidature pour les municipales de 2026.
La nuance ne doit pas être confondue avec l’étiquette politique, laquelle correspond à la sensibilité politique d’un candidat ou d’une liste de candidats et est totalement laissée à la discrétion du candidat. Il n’existe d’ailleurs aucune liste des étiquettes. Ainsi peut-elle faire référence à un parti politique, à une commune ou encore au nom du candidat. Un candidat peut enfin se déclarer « sans étiquette ».
Une nuance politique sera attribuée à chaque candidat ainsi qu’à chaque liste. Il existe en tout 26 nuances politiques individuelle différentes. Pour les listes, il en existe 25…
Enregistrement de la nuance
Lors du dépôt de la candidature, la préfecture ne pourra pas indiquer la nuance attribuée aux candidats, car un travail d’analyse devra êtes effectué. Elle devra néanmoins notifier au candidat tête de liste ou à son mandataire les grilles de nuance politiques retenues par l’administration pour l’enregistrement des résultats de l’élection, ainsi que du fait qu’il peut avoir accès au classement qui lui est attribué et en demander la rectification.
Droit d’accès ?
Oui. Les nuances attribuées aux listes candidates et aux candidats sont communicables à toute personne en faisant la demande. Par ailleurs, les candidatures et les résultats de l’élection seront publiées sur le site Internet du ministère de l’Intérieur. Les nuances seront publiées à cette occasion.
Droit de rectification ?
Oui, mais attention ! Les demandes de rectification doivent être présentées au plus tard trois jours avant le scrutin, faute de quoi, aucune modification ne pourra être apportée.
Droit d’opposition ?
Non. Les dispositions de la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 permettant à une personne de s’opposer à ce que ses données fassent l’objet d’un traitement ne s’appliquent pas. Aussi, les personnes concernées ne peuvent pas exercer leur droit d’opposition sur le recueil, pour les besoins de ces deux traitements, des données les concernant.
Voir les grilles de nuances sur la circulaire NOR : INTP2602966C du 2 février 2026



